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Colère tranquille

Je regarde le temps qui passe sur le visage d’un homme . Dégaine un peu borsalino, chemise grise, costard noir, cravate sombre, le tout coiffé d’un feutre noir. Il revient, nouvel album : Léonard Cohen. Je retrouve une bouche de travers qui, comme une excuse tente de cacher l’intimité d’un homme fragile. Je retrouve cette voix, caverneuse, venue des profondeurs de la terre, ce chant des luttes, d’une colère tranquille. 

Je me souviens de cette voix là qui  a su si bien accompagné des soirées de solitude. Mélancolie intelligente, compagnon de l’intime. Etre touché par la beauté d’une révolte contre un monde qui ne tourne pas rond. Ecouter encore et replonger dans cette gravité, c’est prendre toujours le risque de se laisser glisser vers les profondeurs inconnues de la nuit.

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