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Après la nuit

Le Caire. Place Tharir, il y a deux jours. Une foule compacte est rassemblée pour écouter le discours du Maréchal Tantaoui. On perçoit l’agitation, la nervosité et la fatigue dans les regards. Puis, un jeune homme se hisse au dessus de la foule, il se déploie et brandit sa chaussure bien en avant, un geste qui ne fait pas sourire, geste de désespoir, d’une jeunesse qui a trop attendue.

Ce matin, la place se réveille, des feux sont allumés, des campements sauvages balisent la place, les restes de violence de la nuit sont visibles. On raconte les coups, les balles réelles, les passages à tabac, les gaz lacrymogène qui font tomber ces gamins, inconscients. La foule, encore, des chaines humaines se forment pour laisser passer les ambulances. Je vois des hommes, des femmes rassemblés dans leurs différences pour faire face. Je croise le regard d’un peuple qui s’impatiente, qui compte les jours depuis le début de la révolution : trop long.

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